En temps normal, lorsque l'on se lance dans la lecture d'une fiction on aime bien avoir un personnage auquel s'attacher.

Si on peut aussi s'identifier c'est carrément la panacée...

Avec Daytripper, one shot qui vous embarque au Brésil, il y a matière à être perturbé. Les scénaristes de cette BD initiatique ou terminatique ont l'art et la manière de tuer leur personnage.

Alors que l'on commence à se glisser dans sa vie, à prendre nos marques et nos repères... il est déjà trop tard...

Je ne parviens toujours pas à savoir si j'ai aimé ou non cette BD... Elle est dérangeante et je pense que c'est bien là son objectif! Quand commence vraiment la vie? Qu'est-ce qui nous fait prendre conscience, avant la mort, qu'elle a bel et bien commencé?

Un exercice auquel il n'est pas inintéressant de se plier grâce à cette mise en abîme d'un chroniqueur nécrologiste, fils d'auteur célèbre.

Daytripper

La 4e de couv': Les mille et une vies d’un aspirant écrivain… et ses mille et une morts. Brás de Oliva Domingos, fils du célèbre écrivain brésilien, passe ses journées à chroniquer les morts de ses contemporains pour le grand quotidien de Sao Paulo… et ses nuits à rêver que sa vie commence enfin. Mais remarque-t-on seulement le jour où notre vie commence vraiment ? Cela commence-t-il à 21 ans, lorsque l’on rencontre la fille de ses rêves ? Ou au crépuscule de sa vie…

Les auteurs: scénario et dessins: Moon, Fábio Bá, Gabriel

Editions: Urban Comics